Niger : libération de plus de 50 personnes, dont des ex-ministres, mais Bazoum reste séquestré

Date:

Le 1er avril 2025, la junte au pouvoir au Niger a annoncé la libération de plus de 50 personnes, y compris d’anciens ministres du régime renversé par un coup d’État en juillet 2023.

Cette mesure s’inscrit dans la mise en œuvre des recommandations des « assises nationales » de février dernier, visant à refonder le pays. Parmi les libérés figurent des personnalités politiques, un ancien ambassadeur, un journaliste et des militaires accusés de tentative de coup d’État dans les années 2010.

Les ex-ministres, dont Mahamane Sani Issoufou, Kalla Moutari, Ahmed Djidoud et Ibrahim Yacoubou, ont été libérés après avoir été incarcérés suite au coup d’État qui a porté le général Abdourahamane Tiani au pouvoir. D’autres figures de l’ancien gouvernement, comme Foumakoye Gado, président du PNDS, et le journaliste Ousmane Toudou, font également partie des bénéficiaires de cette libération. Ils étaient tous accusés de complot visant à nuire à la sécurité et à l’autorité de l’État.

En revanche, l’ancien président Mohamed Bazoum, renversé lors du même coup d’État, demeure toujours séquestré. Bien que son immunité ait été levée, aucune date de procès n’a encore été fixée à son sujet. Les libérations récentes incluent aussi plusieurs militaires, comme le général Salou Souleymane, ancien chef d’état-major des armées, et trois autres officiers condamnés pour avoir tenté de renverser le gouvernement d’Issoufou en 2015.

Ces libérations interviennent dans un contexte de renforcement de la position de la junte, confortée par les assises nationales, qui ont permis au général Tiani de rester à la tête du pays pour une durée de cinq ans.

Inscription Newsletter

Derniers articles

spot_img
Omerta

GRATUIT
VOIR